LE COIN DES CURIEUX

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Nous y sommes…

 

Avec un peu d’humour je pourrais dire que les grèves se suivent et ne se ressemblent pas. Il y a 4 ans nos footballeurs ne descendaient pas du bus et aujourd’hui tout le monde espère monter dans un train.

 

Deux détails dans l’histoire bientôt centenaire (d’ailleurs ce serait bien de postuler pour 2030) de la coupe du monde. Quatre jours de compétition est déjà des polémiques. Des arbitres, des vidéos toujours absentes, 14 caméras pour nous expliquer que le ballon a franchi la ligne, des autorités dans la tourmente, un peuple qui espère entre la rue et les tribunes, et tous les autres peuples qui n’ont pas encore retenu le décalage horaire ni mémorisé quelle chaîne il fallait regarder pour s'assurer de voir tous les matches.

 

Des recommandés reçus par tous les médias, des sponsors chinois, des équipementiers qui rivalisent de créativité pour leurs spots télé, un bouquet satellite qui fait du 24/24 ! Les choses ont changé. Une coupe du monde au Brésil ça n’arrive qu’une fois dans une vie me disait mon grand-père ; à peu de choses près il se trompait. Je regarderai donc celle-ci seul. Ou plutôt avec 2 milliards de téléspectateurs connectés sur un nombre incalculable de pages web au point qu’aujourd’hui Le Monde publiait un article sur comment échapper à la coupe du monde internet !

 

Ne nous éloignons pas du sujet. La terre n’est pas ronde comme une orange mais bien comme un ballon. Tout du moins 4 semaines tous les 4 ans. Je suis toujours frappé par l’engouement que suscite cette compétition. Plus fort que les JO, plus transcendant que tous les championnats réunis, plus médiatique que la finale des play-off (d’ailleurs plus personne ne sait que les Spurs mènent 3-1), plus populaire que l’élection d’Obama et plus émouvant que le mariage de Kate et William. Oui la coupe du monde c’est cela. La passion à l’état brut. La passion absolue.

 

En 1998 j’ai hurlé, en 2000 j’ai pleuré, en 2002 j’ai oublié de mettre mon réveil, en 2006 je saluais le dernier geste Punk d’une génération devenue beaucoup trop convetionnelle, gentille et stéréotypée, en 2010 j’ai tenté de réfléchir à la légitimité d’un syndicat des joueurs et cette année j’ai parié.

 

Car au final tout est réuni pour que ça fonctionne. Jamais notre maillot n’a été aussi stylé, jamais notre sélectionneur n’a été aussi à l’aise en conférence de presse, jamais l’espoir n’a autant été fondé sur un groupe et non sur un seul joueur, et jamais nous n’avons eu si peu à perdre.

Alors je me prends à croire que la finale n’est pas loin, que L’Equipe a raison de faire signer une pétition, et qu’une finale, ça se gagne et puis c’est tout.

 

J’espère avoir raison dans quelques jours.

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