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Un mois après avoir mis un terme à sa quarantaine, la France doit de nouveau faire face à une situation tout aussi complexe qu’inédite dans l’histoire de l’Hexagone : le dé-confinement national
Les nouvelles mesures prises par l’État pour tenter d’endiguer la crise économique et ses conséquences dramatiques sont alors attendues de pied ferme, tant par les entreprises que par leurs clients. 
Si chaque semaine le gouvernement nous octroie une nouvelle salve d’indications sur les mesures à venir, nous pouvons déjà les appréhender pour tenter de comprendre le monde de demain. 

#1. Aujourd’hui 

Confinement oblige, les entreprises ayant les moyens de mettre en place une organisation de télétravail pour leurs salariés se sont vues fortement recommandées, si ce n’est obligées, d’entreprendre une transition en full-remote durant toute la durée de la quarantaine. 
Dès le 11 Mai, la possibilité de reprendre le travail dans les locaux a de nouveau été envisageable avec mesures de sécurité obligatoires : distanciation sociale, gestes barrières (gants, masques, genouillères et sabre laser) et prévention assurée. Une organisation adaptée aux circonstances est exigée dans les locaux; comme par exemple le séquencement des activités et la mise en place d’horaires décalés. L'option télétravail est restée tout de même fortement encouragée et recommandée. 

En terme de financement, un report des échéances décrété par la Direction Générale des Dépenses Publiques le 29 Mai 2020 nous permet d’appréhender de quelle façon les dépenses seront étalées sur toute l’année (un aperçu en cliquant ici). Un plan économique a également été mis en place par le gouvernement pour aider les TPE et les PME à maintenir la tête hors de l’eau dans cette période difficile. Cette aide particulière comprend entre autre une indemnisation de l’activité partielle des salariés durant cette période de ralentissement économique. 

Dès le 1ier Juin, les conditions de prise en charge de l'indemnité d’activité partielle évoluent : le remboursement aux entreprises de l’activité partielle qui était alors de 70% durant la période de confinement ne sera plus couverte qu’à hauteur de 60% par l’Etat. Du côté des salariés, les aides restent par contre inchangées. 

Si à l’heure actuelle le gouvernement a permis de redresser un peu la barre grâce à différentes aides et �� la mise en place d’une rigoureuse organisation des entreprises; beaucoup d’entre elles ont difficilement pu faire face à cette situation exceptionnelle de confinement et 55% de leurs dirigeants redoutent aujourd’hui de faire faillite. Aujourd’hui, la situation globale de la France peut de nouveau être évaluée afin d’en tirer les réponses aux questions suivantes : quel plan de financement à l’avenir ? Quel accompagnement pour les entreprises et leurs salariés d’un point de vue social ? 

#2. Demain 

Malgré le suivi régulier du Gouvernement face à l’avancée de la situation, appréhender l’avenir des entreprises avec certitude et sans spéculations est tout bonnement impossible. En revanche, en imaginer la nature et les répercussions que ce début d’année 2020 pourra avoir sur les sociétés de demain est totalement faisable ! 
Là où le confinement a du bon, c’est qu’il donne par exemple l’occasion à beaucoup d’entreprises de revoir leur organisation générale. Tout comme Twitter qui propose désormais à ses salariés de travailler depuis chez eux durablement avec en poche 1000$ pour le remboursement de l’achat de leur matériel, certains groupes pensent à offrir la possibilité à leurs employés de passer en télétravail de façon permanente. La crise du Covid-19 nous dirigerait donc vers une nouvelle mode du “travail à la maison”. 

D’un autre côté et cette fois sans rien imaginer, nous savons que les entreprises de demain seront touchées par le “double-tranchant” de certaines aides proposées par l'État au cours de cette pandémie. Comme exemple, il y a le dispositif de prêts garantis par l’État (PGE) offrant la possibilité aux banques de proposer des crédits bancaires pour chaque entreprise devant faire face à des difficultés à cause du Covid 19. Cependant, il faut aussi prendre en compte un point plus négatif : les PGE restent des emprunts; limitant donc dans les 5 prochaines années la capacité des entreprises à investir, bien que nécessaires sur le court terme pour leur trésorerie. 

Mais des entreprises qui essaient d’innover davantage nécessitent de repenser la gouvernance globale de l’entreprise : Les méthodes de management à l’ancienne perdront de leur légitimité actuelle. De même, la notion d’open-space ne peut pas s’appliquer dans un environnement rassurant pour chacun; la peur de la forte proximité et de la concentration du nombre de personne sur un espace réduit impactera à tout jamais l’aménagement de l’espace de travail. La notion de flexibilité du point de travail engendrera moins de bureaux physiques mais une meilleure rationalisation du temps d’occupation de ceux-ci sous réserve de règles sanitaires strictes; permettant ainsi de limiter les coûts immobiliers certes mais également les possibilité d’investissement, comme évoqué dans le paragraphe précédent. 

Or, nos entreprises ont besoin d’investir pour ne pas se faire distancer dans la compétition mondiale dans les équipements de production, de communication mais surtout dans les talents humains. Il faudra donc aider les embauches de ces nouvelles recrues au travers d’incitations fiscales et sociales. C’est ici que l’économie attend le politique qui sera le porteur de la vision juste. 
 
#Conclusion 

Après avoir fait ainsi le tour des aides et des indications données par l’Etat aux entreprises d’aujourd’hui, nous pouvons tirer quelques conclusions sur celles de demain : plus innovantes sûrement dans leur façon de définir l’organisation au travail mais également plus limitées dans leur capacité à investir dû au “double-tranchant” des emprunts proposés par l’Etat pour surmonter cette crise. Enfin, nous pouvons imaginer de grands changements à venir globalement au sein même de la gouvernance de l’entreprise, où les notions d’open-space et de flexibilité étaient jusqu’alors parties prenantes de la culture “start-up”. Le modèle de l’entreprise moderne a beaucoup de chance d’être, à l’avenir, refaçonné de manière à coller de nouveaux avec les exigences nouvelles de chaque secteur.

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